Invisible, inodore, mais omniprésente… la pollution aux PFAS est aujourd’hui au cœur des préoccupations environnementales. Ces substances chimiques, utilisées depuis les années 1940 pour leurs propriétés antiadhésives, imperméables ou résistantes à la chaleur, sont désormais détectées dans l’eau, les sols, les aliments… et même dans notre sang. Mais comment ces composés passent-ils des objets du quotidien à notre verre d’eau ? Décryptage.
đź§Ş Que sont les PFAS ?
Les PFAS (substances per- et polyfluoroalkylées) regroupent plus de 10 000 molécules synthétiques. On les retrouve dans :
- les poêles antiadhésives,
- les textiles imperméables,
- les emballages alimentaires,
- les mousses anti-incendie,
- les revĂŞtements industriels.
Leur particularité ? Une liaison carbone-fluor extrêmement stable, qui les rend difficilement dégradables naturellement dans l’environnement. D’où leur surnom : polluants éternels.
🌍 Un parcours de contamination en quatre étapes
1. Rejets industriels et usage historique
Les PFAS sont rejetés dans l’environnement par certaines industries (traitement de surface, textile, électronique…) ou par l’usage de mousses anti-feu, notamment autour des aéroports et sites militaires.
2. Contamination des sols
Une fois dans l’environnement, ces substances s’infiltrent et s’accumulent dans les sols. Ces derniers peuvent alors les relarguer lentement pendant des décennies.
3. Migration vers les nappes phréatiques
Avec les pluies, l’irrigation ou les mouvements naturels de l’eau, les PFAS migrent petit à petit vers les nappes souterraines.
4. Captage pour l’eau potable
Les nappes contaminées sont parfois utilisées pour produire l’eau du robinet. Si les stations de traitement ne sont pas suffisamment bien équipées pour traiter ce type de polluant, les PFAS peuvent se retrouver dans l’eau que nous buvons.
⚠️ Quels risques pour la santé ?
Les PFAS sont suspectés de provoquer :
- des cancers (testicules, reins),
- des troubles hormonaux,
- une baisse de la fertilité,
- des effets sur le système immunitaire,
- des retards de développement chez l’enfant.
Même à faibles doses, leur accumulation dans l’organisme est préoccupante.
🧬 Comment les détecter ?
Chez Surcotec, nous utilisons la chromatographie liquide couplée à la spectrométrie de masse en tandem (LC-MS/MS) pour détecter les PFAS dans l’eau et bientôt les sols. Cette technologie permet une détection ultra-sensible (ng/L) et spécifique de chaque molécule.
🏛️ Quelle réglementation ?
En Suisse, seuls quelques PFAS sont actuellement réglementés. Mais les choses évoluent :
- L’Union Européenne a réglementé le seuil légal de 20 PFAS dans l’eau.
- Dès 2026, 16 PFAS au minimum devront être systématiquement recherchés dans les déchets solides et aqueux dans le cadre de l’OLED en Suisse.
🧪 Surcotec, votre partenaire indépendant à Genève
Notre laboratoire est équipé pour :
- détecter les PFAS dans l’eau, les sols, les matériaux,
- accompagner les collectivités, industriels et bureaux d’études,
- garantir des résultats fiables, traçables et conformes aux normes.
📌 En résumé
Les PFAS ne sont pas qu’un problème d’eau : ce sont des polluants systémiques, persistants, invisibles… mais détectables.